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Comment Sassou Nguesso en pillant et appauvrissant les Congolais est devenu l'un des hommes les plus riches au monde. Par Rigobert Ossebi
Crée le 04/04/2013 à 20:25:59
Mis à jour le 04/04/2013 à 20:25:59

François HOLLANDE va-t-il libérer les Congolais de leur dictateur pilleur devenu multimilliardaire? (Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde)

François HOLLANDE va-t-il libérer les Congolais de leur dictateur pilleur devenu multimilliardaire?

Sassou NGuesso, hors concours dans le classement Forbes des hommes les plus riches de la planète.

Carlos Slim, le milliardaire mexicain, s'est placé une fois de plus en tête du dernier classement Forbes des hommes les plus riches de la planète, dévoilé début mars, devant Bill Gates. Amancio Ortega, l'homme d'affaires espagnol créateur de la marque Zara et fondateur du groupe Inditex, a subtilisé la troisième place à Warren Buffett.

Carlos Slim pointe en première position pour la quatrième année consécutive dans ce classement Forbes. Sa "valeur nette" s'affiche désormais à 73 milliards de dollars, contre 69 milliards un an plus tôt. Bill Gates possèderait de son côté une fortune évaluée à 67 milliards de dollars. Amancio Ortega et ses 57 milliards dépassent les 53,5 milliards de Warren Buffett. Parmi les contre-performances, Mark Zuckerberg de Facebook a perdu 31 places et pointe 66ème, avec 4,2 milliards de "valeur nette". Au total, la liste des milliardaires mondiaux de Forbes, étendue à 1.426 noms, totalise une "valeur nette agrégée" de 5.400 milliards environ.

Curieusement Forbes qui avait lancé de Brazzaville, en juillet dernier, son édition Afrique avec force de jets privés et d’invités prestigieux de Samuel Eto’o à Dominique de Villepin, a ignoré royalement les milliardaires africains et au premier rang desquels Denis Sassou NGuesso. Contrairement aux génies créateurs des grands groupes de communications, de technologies d’avant-garde, de mode ou du luxe, leurs fortunes doivent rester dans l’ombre car elles résultent principalement du pillage du continent en général et de leur pays en particulier.
Cet enrichissement n’est rien d’autre que le fruit d’une grande criminalité. Les pétroliers et les banquiers ont été ses complices.
Comment le fils d’un paysan congolais a-t-il pu se hisser au niveau des hommes et femmes les plus riches du monde ?

Depuis le retour au pouvoir de Denis Sassou NGuesso, il y a plus de quinze ans maintenant, les prix du pétrole ont été multipliées par 7. De 15 dollars à 110 actuellement avec des paliers à 120 et des pointes à 146 dollars le baril. Les quantités, elles aussi, qui devraient normalement revenir au Congo, notamment du fait des contrats partage-production instaurés par Lissouba et les mises en production de nouveaux gisements, ont quasiment été multipliées par deux. Donc, depuis quinze ans les revenus pétroliers sont devenus en moyenne quatorze à quinze fois plus élevés. Chaque mois, huit à dix tankers appartenant au Congo quittent les terminaux de Djeno ou de Nkossa et nul ne sait la direction qu’ils prennent. Sauf Denis Sassou NGuesso et son fils Denis Christel les organisateurs et bénéficiaires de ces détournements d’une totale démesure.
Denis Sassou NGuesso devrait figurer dans le palmarès de ces hommes les plus riches de la planète. Aujourd’hui, il doit bien compter pour une vingtaine de milliards de dollars. Dans trois années, en 2016, il pourrait aisément avoir doublé ce montant soit une quarantaine de milliards de dollars (20 000 milliards de FCFA).

Cela pour trois raisons :
- le prix du brut ne fera qu’augmenter,
- la production pétrolière augmentera également (notamment avec Moho Bilondo Nord et la Zone unitive frontalière avec le Cabinda),
- plus il passe de temps au pouvoir, moins le président congolais ne prend de gants pour se servir.
En 2016, Sassou NGuesso n’aura pas besoin de modifier sa constitution pour rester sur son trône. Riche alors d’une quarantaine de milliards de dollars, son pouvoir de corruption sera total.

Certes, nous le voyons chaque jour davantage, il n’aura rien à attendre de François Hollande, même si une invitation est arrivée pour le 8 avril prochain. Bon dernier à être reçu par le président français, Sassou NGuesso ne le portera définitivement pas dans son cœur… ! Mais les candidats de la droite française à l’élection présidentielle de 2017 ne manqueront pas de venir picorer, dans sa main, le grain qu’il voudra bien leur offrir. L’argent ne comptera plus alors pour l’enfant d’Oyo.
Dès le début 2016, la Droite se lancera dans des « Primaires ». Le candidat sur lequel le dictateur congolais aura jeté son dévolu sera assuré de les emporter. Il aura alors de quoi se livrer à cœur-joie dans un « mercato » débridé pour amener à lui tous les lieutenants indispensables à sa victoire. Sans compter l’abandon prématuré, après « compensation » de certains de ses rivales ou rivaux.

Celui qui s’engagera à prendre la succession de Chirac et de Sarkozy dans le soutien indéfectible, du dictateur congolais, aura toutes les chances de se retrouver en 2017 à l’Elysée. Il ne pourra alors qu’accueillir chaleureusement celui que le Président Hollande aura refusé longtemps de recevoir.
Sassou ne changera pas la Constitution congolaise et il se maintiendra à la tête de la République du Congo jusqu’à ce que ce nouveau président français qui lui sera totalement acquis, vienne remplacer François Hollande.

La vie politique française s’est déjà parfumée au pétrole congolais ces derniers jours pour lui rouvrir les portes de l’Elysée. A partir de 2016, Sassou NGuesso, si le mécontentement populaire ne le chasse pas, mettra en action tout son pouvoir de corruption pour atteindre l’objectif qu’il s’est déjà fixé.
Cela pour son maintien à la tête de l’Etat du Congo et pour le plus grand bien de la dynastie qu’il compte bien laisser en place pour lui succéder !
Cette dynastie n’est pas à l’abri d’une grande révolte de la population congolaise. Comme le stipule l’article 21 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, les congolais ont la libre disposition de leurs richesses et de leurs ressources naturelles. Ce droit fondamental reconnu par les textes internationaux des droits de l’homme, Sassou Nguesso l’a méprisé et foulé au pied l’exercice exclusif de ce droit dans l’intérêt de la population. Le peuple congolais spolié par le clan Sassou aura droit à la légitime récupération de ses fonds dilapidés.
La France ne doit pas être complice de Sassou, dirigeant peu enclin à assurer l’égalité, la justice, la liberté et les meilleures conditions de vie des congolais croupissant dans l’extrême misère et pauvreté.


Rigobert OSSEBI