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Droits de la femme: Ne touchez pas à son sexe. Les Nations unies disent non aux tests de virginité Auteur: BBC le 18 octobre 2018
Crée le 19/10/2018 à 09:26:43
Mis à jour le 19/10/2018 à 09:26:43

Le test de virginité est principalement effectué par des médecins, des officiers de police ou des leaders communautaires (Droit à l'éducation et au développement culturel)

Le test de virginité est principalement effectué par des médecins, des officiers de police ou des leaders communautaires

Les Nations unies disent non aux tests de virginité
Auteur: BBC
Dans un appel mondial à l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles partout dans le monde, un groupe d'agences des Nations unies a ainsi publié une déclaration commune appelant à l'interdiction des tests destinés à évaluer la virginité d'une fille ou d'une femme.
Le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies (ONUDH), les Femmes de l'ONU et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont déclaré que "cette pratique médicalement inutile et souvent douloureuse, humiliante et traumatisante doit fin."
Qu'est-ce qu'un test de virginité
Ce soi-disant "test de virginité" aussi souvent appelé hymen, "à deux doigts" ou par examen vaginal est une inspection gynécologique des organes génitaux féminins réalisée avec la fausse conviction qu'elle permet de déterminer de manière fiable si une femme ou une fille a eu un rapport sexuel vaginal.
Il est principalement effectué par des médecins, des officiers de police ou des leaders communautaires sur les femmes et les filles, afin d'évaluer leur vertu, leur honneur ou leur valeur sociale.
L'examen peut être "douloureux, humiliant et traumatisant" et renforce les notions stéréotypées de la sexualité féminine et de l'inégalité entre les sexes.
Dans au moins 20 pays, couvrant toutes les régions du monde, les femmes et les filles sont souvent obligées de subir un test de virginité pour diverses raisons, notamment les demandes de parents ou de partenaires potentiels d'établir leur admissibilité au mariage ou même celles d'un employeur potentiel.
Test peu fiable
Le test de virginité est principalement effectué par des médecins, des officiers de police ou des leaders communautaires
Dans leur déclaration, les agences de l'ONU ont expliqué que cette pratique n'avait "aucune base scientifique ou clinique" et qu'aucun examen ne peut prouver qu'une fille ou une femme a eu des relations sexuelles", car "l'apparence de l'hymen d'une fille ou d'une femme ne peut prouver que ils ont eu des relations sexuelles ou sont sexuellement actifs ou non.
"Le résultat de ce test non scientifique peut avoir une incidence sur les procédures judiciaires, souvent au détriment des victimes et en faveur des auteurs, aboutissant parfois à l'acquittement des auteurs", ajoute le communiqué.
"Les professionnels de la santé peuvent être d'excellents agents de changement", a déclaré la Princesse Nothema Simelela, Sous-Directrice générale de l'OMS pour la santé de la famille, des femmes, des enfants et des adolescents.
"Avec le soutien des systèmes de santé et des gouvernements, ils peuvent reconnaître que les" tests de virginité "sont dépourvus de bases médicales ou cliniques, refuser de mettre en ouvre cette pratique néfaste et informer le public à ce sujet", a-t-elle souligné. , ils "respecteraient le serment d'Hippocrate consistant à" ne pas nuire "et protégeraient les droits fondamentaux des filles et des femmes à leur charge".

Quelques Commentaires

Commentaire 1-
Rédigé par: Nalini Chedid
Pour beaucoup de musulmanes arabes, arriver "vierges" (du vagin) au mariage reste un impératif social, même si on s'est uniquement faite sodomisée dans les relations sexuelles prémaritales. Celles qui passent outre sont pourtant de plus en plus nombreuses, mais rares sont celles qui l'assument. Plus qu'une tradition "dépassée", la virginité, pour les jeunes femmes musulmanes urbaines, est perçue comme difficilement compatible avec la nouvelle réalité sociale. L'âge du mariage pour les femmes est désormais de 35 ans et plus, sans doute la moyenne la plus élevée jamais enregistrée dans l'histoire de l'Afrique. Ce n'est pas tant que les jeunes Marocaines et africaines musulmanes "couchent" plus facilement parce qu'elles ont pris conscience de leur droit à une vie sexuelle aussi libre que celle des hommes. Mais l'impératif traditionnel de la virginité est de moins en moins soutenable. D'abord, elles n'ont plus besoin d'un mari pour être financièrement autonomes de leurs parents. Et puis : et si le mari n'arrivait jamais? Reste que, même si la culpabilité est dépassée, l'espoir du mariage est toujours présent, en inéluctable trame de fond. C'est juste qu'un autre espoir s'y superpose : celui de tomber sur un mari "qui m'acceptera comme je suis". Comprenez "malgré mon vagin non-vierge". Heureusement, de plus en plus d'hommes arabes et africains musulmans n'en font plus une question de principe. Le concept de mariage a aussi évolué. L'intervention des parents dans le choix de la promise n'est plus aussi décisive. L'homme arabe/musulman, soumis à moins de pression, a désormais plus de latitude pour choisir seul sa fiancée, vierge ou pas. Le rite moyenâgeux du séroual tâché de sang qu'on exhibe à la sortie de la chambre nuptiale comme preuve de la "bonne conduite" de la nouvelle mariée a, heureusement, quasiment disparu. Pourtant, beaucoup d'hommes arabo-musulmans, même parmi ceux qui se disent modernes, avouent n'envisager épouser qu'une "vierge".

Commentaire 2
Rédigé par: Leila Haddid le: Jeudi 18 Octobre 2018
Dans les pays arabo-musulmans, il y a beaucoup d'hypocrisie concernant la sexualité et la religion musulmane. Bien qu'il n'y ait aucune statistique officielle et récente réalisée sur le sujet, le recours à la chirurgie réparatrice de l'hymen concerne un nombre de femmes toujours grandissant. On sait tous que le pourcentage des filles vierges à l'âge du mariage dans les pays arabo-musulmans est en baisse pour ne pas dire en chute libre. Par conséquent, les males arabes ne sont pas sûrs de tomber sur une fille vierge au mariage. La question est là : est-ce qu'ils sont prêts à épouser une femme "non-vierge" ? Une femme que quelqu'un d'autre (ou plusieurs autres) a baisée avant eux. Une autre question se pose, si la fille a fait une faute quand elle était adolescente, est-ce qu'elle doit en payer le prix toute sa vie ? Et du coup, elle n'aura plus le simple droit de se marier, je crois que ce n'est pas juste, mais les hommes arabes ont toujours cette mentalité et ce n'est pas facile d'enlever une telle pensée de leurs têtes. Alors les femmes arabes ont inventé des subterfuges tels que pratiquer intensément le sexe oral et la sodomie avant le mariage pour se marier avec un hymen intact et un vagin "parfait" soi-disant. Si la «virginité» n'apparaît pas en tant que telle dans le Coran, d'ailleurs Aïcha a été l'unique femme vierge du prophète parmi ses 13 femmes, il n'en demeure pas moins que la virginité semble valorisée de manière sous-entendue par le caractère sacré du mariage et la prohibition de l'adultère. Elle est aussi valorisée à travers des femmes comme Fatima, la fille favorite du prophète et Aïcha, unique femme vierge du prophète. Le fantasme de la femme «vierge» s'est ainsi développé tout comme le rejet de la «femme souillée», incarnée par Agar, la servante d'Abraham, qui aurait donné un fils à ce dernier quand sa femme Sarah, ne pouvait pas, alimentant une sorte narcissisme, illustré par l'idée que «personne n'est passé avant moi, dans le "vagin vierge"...

Commentaire 3
Rédigé par: Aïssatou Dembele le: Jeudi 18 Octobre 2018
La recherche de la virginité dans la culture arabo-islamique est la source de ces tests. Pourtant, notons d'abord que la virginité ne correspond nullement à une prescription de la religion musulmane. En effet : (1) la «virginité» n'apparaît pas en tant que telle dans le Coran, et (2) Sur les 13 épouses du Prophète, aucune n'était vierge, sauf Aïcha, qui était impubère lors de son mariage. Alors, on en arrive au syndrome de l'hypocrisie sexuelle musulmane : Faux hymen, hyménoplastie, et sodomies avant le mariage dans les relations sexuelles prémaritales. S'affranchissant (au moins partiellement et dans l'ambivalence) du carcan de la tradition et de ses interdits, du poids de la famille, du droit et de la religion, de nombreuses jeunes femmes arabo-musulmanes « aménagent » en secret, parfois dans la honte et la culpabilité leur "chasteté": beaucoup acceptent, de plus ou moins bon gré, des pratiques sexuelles substitutives à la pénétration vaginale, qui présentent toutes l'avantage de préserver la fragile membrane (masturbation du partenaire, pipes, sodomies...). « Même si une femme a encore son hymen, ça ne veut pas dire qu'elle est encore vierge au sens de n'importe quel dictionnaire, c'est-à-dire que ça ne veut pas dire qu'elle n'a jamais eu de rapports sexuels, ça veut juste dire qu'elle n'a jamais été pénétrée dans le vagin ! Mais pour les homes arabo-musulmans, si elle garde encore son hymen, c'est que c'est une femme chaste ! [.] On tombe dans l'absurde du : elle garde son hymen, donc elle est vierge ! Mais personne ne se pose la question, même celui qui est sorti avec une fille musulmane, qui l'a sodomisée parce qu'elle voulait garder sa virginité, il ne se pose pas de question, le jour où il va chercher une fille "vierge" pour se marier ! On sait tous qu'une fille qui garde son hymen n'est pas forcément vierge ! On sait tous que les filles arrivent toujours à contourner les lois de la société musulmane pour rester soi-disant "vierges"

Commentaire 4
Rédigé par: Sihem Badi le: Jeudi 18 Octobre 2018
Un changement de mentalité est nécessaire dans les pays arabo-musulmans et autres qui pratiquent encore soi-disant des test de virginité, qu'on cesse de mettre la pression aux filles pour qu'elles gardent leur "honneur intact" et qu'on cesse de dire aux hommes qu'une fille musulmane de bonne famille est celle qui a su garder les cuisses bien serrées ....(alors qu'en cachette, elle s'est faite sodomisée pendant des années par ses petits copains soucieux de préserver son hymen et qu'elle les a tous sucés en avalant tout...) En effet, la virginité est un cadeau, pas un fardeau qu'on s'oblige à conserver ou à "reconstruire" chirurgicalement pour le paraître...»/ «Le recours en masse à la revirgination chirurgicale dans tous les pays arabo-musulmans indiquerait en effet que la majorité des femmes qui ont choisi de vivre une sexualité hors mariage, a pu concilier un « arrangement » entre soi et Dieu, mais qu'elle n'a pas pu modifier la structure patriarcale du collectif : la médecine lui permet de se présenter elle-même et à la société comme vierge, moderne et musulmane». Le vagin "parfait" n'existe pas et on n'est pas du tout "vierge" quand on a son hymen intact, mais qu'on s'est faite défoncée l'anus par tous les anciens petits copains et qu'on les a tous sucés ..