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Joe Washington Ebina Président du collectif des victimes et sinistrés des explosions du 4 mars 2012 arrêté abusivement par le pouvoir militaro dictatorial de Brazzaville
Crée le 03/05/2013 à 13:20:34
Mis à jour le 03/05/2013 à 13:20:34

Avec l'arrestation et la détention de Joe Ebina, dans les conditions dégradantes et inhumaines, le Congo s'enfonce dans l'ère de la tyrannie et confiscation du pouvoir par la terreur et l'intimidation (Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde)

Avec l'arrestation et la détention de Joe Ebina, dans les conditions dégradantes et inhumaines, le Congo s'enfonce dans l'ère de la tyrannie et confiscation du pouvoir par la terreur et l'intimidation

Le pouvoir dictatorial de Denis Sassou Nguesso a arrêté mercredi 1er mai 2013 aux environs de 17h, Joe Washington Ebina président du Collectif des victimes des explosions de Mpila du dimanche 4 mars 2012.
Joe Ebina s'apprêtait à tenir une réunion avec d'autres sinistrés brazzavillois au quartier dragage au moment de son arrestation par les policiers sous les ordres du commissaire Bouity, promu récemment général.

Depuis un certain moment, les autorités cherchaient un moyen pour s’en prendre à Joe Washington Ebina et à Maître Massengo-Tiassé. Les deux défenseurs des droits de l'homme ont exigé publiquement que la lumière soit faite sur la tragédie de Mpila où les autorités minimisent le nombre des victimes. L'opinion nationale sait comme le collectif des sinistrés qu'il y a eu plus de 3000 victimes et disparus dans cette catastrophe qu'on aurait pu éviter, si on avait pas entreposé des armes lourdes et non conventionnelles dans un lieu proches des habitations.
Tout le monde se souvient, au moment de la catastrophe le 4 mars 2012 au micro de la Radio Forum, Joe Ebina avait exprimé sa colère en demandant au Président Sassou Nguesso de faire la lumière sur ces explosions et de démissionner.
De par ces prises de position et sa popularité croissante auprès de la population qu'il assiste avec son organisation humanitaire, Joe Ebina devenait aux yeux du pouvoir tyrannique un « élément dangereux ».
De nombreux congolais trouvent en lui une voix fiable pour les défendre face au gouvernement qui est incapable de régler le problème des sinistrés et surtout d'organiser le procès où Jean Dominique Okemba doit répondre en tant que Secrétaire Général du Conseil National de Sécurité.
Joe Ebina tient régulièrement les réunions avec les sinistrés de Mpila pour établir un cahier de charges de revendications. C'est dans ce cadre qu'il a voulu tenir cette énième réunion qui l'a conduit dans un cachot insalubre. Cette humiliation faite à Joe Ebina est un avertissement à son ami Maître Massengo-Tiassé qui se trouverait heureusement dans un centre de soins médicaux aux Etats Unis.
La radio et télévision Forum des droits de l'homme étaient conviées à cette réunion. Elles ont l'habitude de couvrir les activités du Collectif des sinistrés et de la fondation Ebina.

Dès le matin du 1er mai, le lieutenant Blaise Vinga , un sinistré chez qui la réunion devait se tenir est interpellé par la police, et gardé pendant plusieurs heures au commissariat de la Tsiémé, où le colonel Bozock lui dissuade d’assister à la dite réunion. Relâché, Blaise Vinga rejoint Joe Ebina dans son bureau où il lui fait le compte rendu de son interpellation. Quelques minutes plus tard vers 15h 50, le porte-parole de la police nationale, le colonel Jean Aive Alakoua se présente dans le bureau de Joe Washington Ebina,et tente de le dissuader de tenir la dite réunion. A ce moment, Jean Aive Alakoua prétexte une récupération politique des actions de Joe par les forces nuisibles, Il dit être dépêché par le DGPN Jean François Ndenguet.
Pendant une bonne heure Joe Washington Ebina tente de dissuader le général Alakoua du bien-fondé de son action pacifique et sociale, et refuse de reculer. Apres le départ d’Alakoua, Joe Ebina réunit son équipe pour prendre une décision finale et la majorité l’emporte.
Jean Aive Alakoua , conscient de la tenue de la réunion à 16h a insisté pour rencontrer Joe à cette même heure pour non seulement l’en dissuader, mais aussi le prévenir des possibles représailles venant d’en haut. C’est un peu vers 17h que la délégation conduite par Joe Ebina arrive à Ouenze au quartier Dragage, dans ce qui reste de la résidence du lieutenant sinistré Blaise Vinga. Juste 5 mn après avoir débuté la réunion la police a encerclé les lieux et procèdé à l’arrestation de Joe Washington Ebina qui obtempère, mais demande aux policiers de le laisser les suivre dans sa propre voiture, chose que les policiers lui concèdent.
Il ressort également que Jean François Ndenguet ait prit délibérément la décision de mettre Joe Washington Ebina aux arrêts, pour lui faire payer ses prises de positions dans l’affaire Mao, cette personne vivant avec handicap, morte dans un commissariat de police, après son arrestation commandité par Ndenguet.

Alertés, les proches et amis de Joe Ebina envahissent en masse le commissariat et décident de le libérer de gré ou de force, mais son frère ainé le député José Cyr Ebina qui est arrivé sur les lieux le leur déconseille, et tente de discuter avec le commissaire qui lui rassure que lui ne reçoit que des ordres de Bouity, qui lui les reçoit de Jean François Ndenguet.

Son frère, le député indépendant José-Cyr Ebina, est allé le voir au commissariat de Talangaï, où il est détenu dans ce poste de police de triste réputation, lieu où se pratique la torture et les traitements inhumains et dégradants. Dans la foulée plusieurs députés se joignent à José Cyr Ebina qui demande au peuple de camper devant le commissariat jusqu’à la libération de Joe Ebina.
Ce poste de police de mauvaise réputation, constitue déjà aux yeux des défenseurs des droits de l'homme comme étant une pièce à conviction que ne peuvent plus écarter et nier les tortionnaires de la police.
A quand l'humanisation des centres de détention au Congo? Et à quand un véritable état de droit au Congo?
Nous dénonçons cette arrestation abusive et demandons l'intervention du Président Sud Africain de répondre à l'appel de l'épouse de Joe Ebina de nationalité sud africaine, exigeant ainsi la libération de Joe Washington.
Pour notre part il est bien démontrer que le Congo s'enfonce dans un régime tyrannique dont l'arbitraire devient la règle et le seul programme de gouvernement est la confiscation du pouvoir coûte que coûte pour mieux préserver le butin du pillage de la nation. Nous voici de nouveau dans l'ère des intimidations des coups d'états fabriqués par les officines et la police politique. Marc Gers Mabring