M BANTSIMBA Jacob, victime des traitements, cruels, humiliants dégradants et des outrages à la dignité de sa personne depuis 1977, s'adresse à l'ancien responsable du Comité Militaire du Parti (CMP)
Crée le 27/06/2010 à 01:24:00
Mis à jour le 27/06/2010 à 01:24:00

M BANTSIMBA Jacob s'adresse à l'ancien responsable du Comité Militaire du Parti (CMP) (Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde)

M BANTSIMBA Jacob s'adresse à l'ancien responsable du Comité Militaire du Parti (CMP)




Suite et fin :




Monsieur BANTSIMBA Jacob, ancien Lieutenant de police judiciaire, est depuis 33 ans, exclu de la société congolaise pour avoir exercé ses fonctions d'officier de police chargé de l'identité judiciaire lors des évènements sanglants de mars 1977.
Au moment où les congolais célèbrent les 50 ans de l'indépendance, il est inadmissible et intolérable que Monsieur Jacob BANTSIMBA soit toujours considéré comme le banni de la République.
Dans tous les Etats, le rôle de la police scientifique est connu et règlementé, il s'agit: du travail des services de l'identité judiciaire, sur le terrain d'une affaire criminelle. Ces services recueillent, conservent, présentent des éléments de preuve et coordonnent ses compétences avec celles de l'enquêteur chargé de l'affaire et des experts judiciaires.
Le Lieutenant Jacob Bantsimba à l'époque âgé de 45 ans en 1977, était au service du traitement photographique, évaluation des négatifs, utilisation de filtres, agrandissement et développement par contact, préservation des preuves, enlèvement des cadavres, morphologie des traces de sang, typologie des traces de sang et analyse de leur valeur comme éléments de preuve.
C'est ce que le Lieutenant Bantsimba et ses collègues de service ont fait pour constater les corps des Présidents Marien NGOUABI et MASSAMBA DEBAT et du Cardinal Emile BIAYENDA.
Les preuves réunies par les services d'identité ont été vite récupérées par les responsables du Comité Militaire du Parti pour des raisons que seul Jacques OKOKO connaît en tant qu'à la fois magistrat instructeur et Procureur au procès de l'assassinat de Marien NGOUABI.
En dehors du Lieutenant BANTSIMBA, sa hiérarchie et les services de l'identité judiciaire n'ont jamais été inquiétés, ni jugés, ni condamnés, ils ont poursuivis leurs carrières.
Alors que, ce vieil homme âgé de 72 ans non entendu à la conférence nationale et non réhabilité dans ses droits, vit toujours son calvaire, après son arrestation arbitraire et abusive en 1978. Monsieur Bantsimba qui a témoigné au Forum TV et Forum FM, reste victime de mauvais traitements, cruels, inhumains et dégradants, il a le sentiment de ne plus exister dans la société congolaise. Il n'a plus de statut juridique, il n'est ni repris dans la police, ni reclassé au grade supérieur, ni retraité et ni reconsidéré. Il est tout simplement ignoré et oublié dans la société congolaise. Son droit fondamental à la reconnaissance de sa personnalité juridique est violé depuis 1977.
Le droit international des droits de l'homme et le droit international humanitaire interdisent la pratique de la torture, des mauvais traitements cruels, inhumains et dégradants.
Le CICR utilise le terme général de « mauvais traitements » pour couvrir à la fois la torture et d’autres pratiques violentes qui sont interdites par le droit international, notamment les traitements inhumains, cruels, humiliants et dégradants, les outrages à la dignité de la personne, et la coercition physique ou morale.

La différence juridique entre la torture et les autres formes de mauvais traitements réside dans le degré de gravité de la douleur ou de la souffrance infligée.
Les pratiques de mauvais traitements infligées à Monsieur Jacob Bantsimba, sont à la fois de nature physique et psychologique. C'est pourquoi il est intolérable de faire durer la souffrance de ce vieil homme qui subi le martyre et a tout perdu depuis plus de 33 ans.
Le Président Denis SASSOU NGUESSO reste son dernier recours, nous espérons que celui-ci qui, lors de la conférence nationale souveraine a tout assumé, sera digne et à l'écoute du cri et des angoisses de cet homme privé de ses droits notamment de la reconnaissance de sa personnalité juridique.

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