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Où se trouve le corps de Marien Ngouabi? L'oraison funèbre prononcée par son assassin: une véritable révélation du triple visage de Sassou Nguesso
Crée le 22/04/2019 à 17:30:42
Mis à jour le 22/04/2019 à 17:30:42

Où se trouve le corps de (Droit à l'éducation et au développement culturel)

Où se trouve le corps de

Pour comprendre Sassou Nguesso lisez l'oraison funèbre
de Marien Ngouabi prononcée par son assassin (Document en annexe dans l'ouvrage à paraître de Maître Massengo-Tiassé intitulé SASSOU N'GUESSO: Accusé Répondez de vos crimes de génocide et bien d'autres. (Français et Anglais)
Cet ouvrage traite de L’homme aux trois visages, Sassou Nguesso le dirigeant le plus cruel de l’Afrique.
Sassou Nguesso le démocrate, le républicain, le patriote et le franc-maçon.
C’est l’image qu’il a réussi à imprimer aux yeux des Congolais non mboshis qui le rencontrent pour la première fois. Il a surtout développé cette image pendant sa traversée du désert. Préoccupé par la reconquête du pouvoir, il a méticuleusement peaufiné cette image pour séduire tous les cadres qui avaient été déçus par l’amateurisme et la gloutonnerie politique incarnée par la bande des quatre qui entourait le Président Lissouba. Il a endossé le costume du parfait démocrate qui était passé par le feu roulant des critiques des agitateurs de la Conférence nationale. Son admission en Franc-maçonnerie au cours de la même période de perte du pouvoir n’a fait que renforcer ce côté fraternel et chaleureux qu’il entretient faussement avec beaucoup de soins. Bref, c’est le Sassou Nguesso nationaliste, patriotique et Grand Maître de la Franc-maçonnerie
qui a décidé depuis le 4 février 1979 d’être le fer de lance de la croisade des mboshis en terre Congolaise contre tous ceux qui ne parlent pas mboshi: celui qui ne pense qu’à la domination des mboshis sur les autres ethnies du Congo.Ce troisième visage apparaît par le maniement de la carotte et du bâton qu’il exerce avec dextérité par l’usage sans limite de la corruption des cadres et l’élimination systématique des opposants politiques et des populations entières (génocide du Pool). Sassou Nguesso n’a jamais voulu assumer les actions sales, alors que c’est lui qui ordonne toutes les exécutions et les détentions arbitraires, les empoisonnements des opposants, les bombardements à l’arme lourde des quartiers populaires de Brazzaville et des localités sud du Congo et en particulier dans le Pool où 400 villages ont été rayés de la carte. Il est à l’origine d’un plan concerté du nom de sa mère Mouébara pour l’extermination des populations du sud.
A la date d'aujourd'hui 22 avril 2019, plus de 1200 éléments de la force publique et des mercenaires sont encore déployés dans le Pool à la recherche du Pasteur Ntoumi et le résistant Pablo sous le prétexte que ce dernier à dérobé des câbles d'alimentation des relais de communication. La Rédaction du Forum à Genève.

L’oraison funèbre prononcée par le Commandant Denis Sassou-Nguesso
Peuple Congolais
Distingués Délégués
Chers Parents
Camarades,
Chers Amis,
Le Président Marien Ngouabi a su vivre et mourir pour un idéal. Le hasard a tenu très peu de place dans la vie de ce grand Révolutionnaire. La profonde impression qui se dégage est qu’il a entrevu très tôt son destin et qu’il a voulu le conduire en maître.
Des messages aussi émouvants que spontanés, venus du monde entier, ont révélé, en pleine lumière, ce que la mort a fait éclater en la personne du Grand Disparu.
Le peuple Congolais lui-même, profondément consterné, a vécu cette brusque disparition comme un cataclysme. Le Parti Congolais du Travail, les Organisations de masses, l’Armée Populaire Nationale, les ouvriers, les paysans, les cadres, les hommes, les femmes, bref tout le peuple de ce pays, uni dans le malheur, s’est senti soudainement comme un navire démâté. La douleur nationale s’est manifestée à travers le recueillement, les veillées, le port du deuil, les messages, les chants funèbres. Cette douleur est un vaste témoignage rendu au Président de la République, fondateur du Parti Congolais du Travail, artisan de l’unité nationale. Le peuple congolais et son gouvernement, sont très reconnaissants à tous les nombreux pays frères et amis qui ont partagé son immense deuil.
Le Président Marien Ngouabi, fils de paysans, est né à Ombélé, Région de la Cuvette, District d’Owando, le 31 Décembre 1938, de feu Osseré M’Opoma et de Mboualé. Le nom de Ngouabi qu’il a porté fut celui de son grand-père paternel, Osseré Ngouabi Endebé.
De 1947 à 1953, il a fait ses études primaires à Owando où il a laissé le souvenir d’un brillant élève. Déjà à cette époque, le jeune Ngouabi manifestait des qualités précoces de meneur d’hommes.
De 1953 à 1957, il fréquente l’Ecole Militaire « Général Leclerc » actuelle Ecole des Cadets de la Révolution. Son goût pour les sciences exactes était déjà prononcé.
A la sortie de l’Ecole « Général Leclerc », Marien Ngouabi, incorporé d’office dans l’Armée Française, est envoyé à Bouar dans l’ancien Oubangui Chari, où il passe avec succès son examen de sous-Officier.
De 1958 à 1960, il accomplit son service au Cameroun plus précisément dans les régions des Bassa et des Bamiléké. Il était profondément révolté contre les méthodes oppressives du Colonialisme. Il voulait s’ouvrir à la civilisation par de là les corvées.
De septembre 1960 à 1962, il parfait ses connaissances dans les Grandes Ecoles Militaires Françaises : Ecole Militaire Préparatoire de Strasbourg et l’Ecole Interarmes de Coëtquidan Saint Cyr Rentré de France en 1962 avec le grade de Sous-Lieutenant, il est envoyé à la Garnison de Pointe Noire où il assumera bientôt les fonctions d’Adjoint au Commandant du Bataillon d’Infanterie.
En 1963, il devient Lieutenant et lorsqu’éclate le Révolution au mois d’Août de la même année, il épouse la cause du Peuple alors défendue par les Syndicalistes et organise les soldats Congolais de la Garnisons de Pointe Noire.
Il est nommé Capitaine en 1964 et affecté l’année suivante à Brazzaville où il organise le premier Bataillon d’Infanterie et crée le premier Bataillon des Parachutistes dont il devient Chef. Lorsque sera fondé le Mouvement National de la Révolution (MNR). Il sera désigné comme Représentant de l’Armée Nationale au Conseil Central de ce Mouvement.
Sa personnalité est déjà rayonnante dans les milieux de l’Armée et du Peuple puisque sa mutation arbitraire en Avril 1966 à Pointe Noire provoquera mécontentements et révoltes. Affecté sans attributions précises au Bureau d’Etudes de l’Etat-Major, le Capitaine Marien Ngouabi met à profit ce temps creux de sa carrière militaire en écrivant un ouvrage théorique réussi intitulé soldat du peuple dont les idées fécondes serviront à la transformation ultérieure de l’Armée congolaise en une Armée Populaire Nationale.
Ce premier essai du Président Marien Ngouabi l’impose en tant que théoricien vigoureux et révèle le révolutionnaire soucieux de changer les structures néo-coloniales encore vivaces dans toutes les structures de la vie nationales.
Arrêté arbitrairement le 29 juillet 1968 et délivré le 31 juillet 1968 par un détachement des Para-Commandos, le Capitaine Marien Ngouabi prend la tête du Mouvement insurrectionnel du réajustement de la Révolution.
Le Commandement Marien Ngouabi est entré dans l’histoire moderne du Congo non pas en tant qu’assassin et terroriste, mais en tant que « L’homme du 31 juillet », c’est-à-dire l’homme qui a réaminé et intensifié le combat du prolétariat Congolais, l’homme enfin qui a toujours lutté pour le développement de la Révolution.
Le Commandant Marien Ngouabi fut un homme modeste et sincère à la recherche constante de la perfection.
Le 31 décembre 1969 marque encore un tournant décisif dans l’histoire moderne de notre pays avec la création du Parti congolais du Travail et de la proclamation de la république Populaire du Congo. Les héros sont ceux-là qui se mêlent aux évènements de façon exceptionnelle. Ils infléchissent le cours de l’histoire contre vents et marées. Les Héros donnent plus qu’ils ne reçoivent. Le mouvement de leur vie est rapide, tel un méthéore, mais l’éclat éternel.
Le Président Marien Ngouabi a lutté sa vie durant, contre la réaction, contre les lignes erronées au sein du Parti, contre tous les ennemis de la Révolution.
Le Président Marien Ngouabi a enthousiasmé la jeunesse congolaise et africaine. Il a vécu dans une étonnante simplicité et s’est constamment dévoué pour les masses laborieuses et déshéritées.
Les causes justes à travers l’Afrique et le reste du monde ont toujours trouvé en lui un militant efficace, conséquent, écouté, bref, un homme qui est toujours allé au-delà des contingences pour saisir et questionner la vraie signification des évènements. Ses analyses ont toujours été d’une exactitude quasi mathématique. Mêlé de près aux affaires du monde et à la vie des peuples en lutte angoissé par les problèmes de sécurité des Peuples d’Afrique, profondément épris de justice et de paix, largement ouvert aux sciences les plus subtiles de notre siècle, le Président Marien Ngouabi, marxiste lucide et attachant, avait cette permanente ambition de comprendre la marche ascendante de l’Humanité et de contribuer activement à l’avènement d’un monde de progrès, désormais débarrassé de toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme.
Cet homme d’Etat et de science nous laisse un héritage vivifiant et inépuisable, jusqu’à la tragédie de sa mort. La vie de Marien Ngouabi signifie perpétuelle recherche en profondeur du monde en devenir dans les luttes aiguës de chaque jour. Il a cru à la vertu persuasive des paroles cinglantes, tranchantes, face à la masse qui en déchiffrait aussitôt le sens.
Un homme éveillé qui a lutté, sa vie entière, contre la bêtise humaine et les faux-semblants, au nom des principes essentiels du marxisme-léninisme. Le Comité Militaire du Parti demande aux militants du Parti Congolais du Travail et à toutes les forces vives de la Nation de tenir haut, très haut, l’exemple du camarade Marien Ngouabi, militant modèle de la Révolution Africaine.
Sa grande disponibilité à tout moment, sa noble sincérité, son mépris de la médiocrité, sa volonté, voire sa passion de mener à son complet développement sa vision des êtres et des choses, voilà les vraies vertus de notre Cher Président que nous devrons tous nous efforcer de vivre, dans la lutte révolutionnaire de chaque jour.
Notre grand Président tenait pour dérisoire sa propre vie face aux impératifs que lui imposait la lutte révolutionnaire. En tant que marxisme et inlassable pédagogue il croyait au perfectionnement de l’homme. Jamais il ne s’est arrêté à l’aspect isolé, fragmentaire des phénomènes, les embrassant toujours dans leur complexité dialectique. Son extrême indulgence n’a pas toujours été comprise de ses ennemis.
Puissent ces hautes vertus du Président Marien Ngouabi éclairer et soutenir notre action quotidienne qui implique forcément une victoire de soi sur soi. C’est tout cela que le camarade Marien Ngouabi nous a enseigné et légué. Le président Marien Ngouabi a cultivé et exercé ces hautes vertus exemplaires dans le cadre de la lutte anti-impérialiste et anti-néocolonialiste, en vue de la construction d’une Société socialiste en République Populaire du Congo. Jamais le Président n’a hésité de prendre une position tranchante et inattaquable devant les problèmes de libération nationale.
Le marxisme-léninisme était pour lui, le commencement et la fin de tout. Il tirait de là sa grande force de vie et sa vie était un don perpétuel, sans partage, à la Révolution prolétarienne Africaine et Mondiale. L’unité systématique et doctrinale de ses nombreux écrits tient pour ainsi psychiquement de ce profond besoin d’une société et d’un homme nouveau, dialectiquement engendrés par et dans la lutte révolutionnaire.
Si attentif que puisse être notre dire, nous ne saurions traduire totalement la conviction engageante de Marien Ngouabi au marxisme-léninisme. L’œuvre conceptuelle du Président nous éclaira toujours dans cette pratique du socialisme scientifique, d’autant plus que cette œuvre réflexive est née de l’expérience congolaise. Nous pouvons nous réjouir de ce que le Fondateur du Parti Congolais du Travail ait pu apporter une contribution aussi valable que nécessaire à la pensée marxiste.
Cet héritage, dans sa globalité, reste et restera la pierre angulaire d’une société socialiste au Congo. La mort d’un personnage ne dévoile toute sa signification que lorsque les vivants peuvent témoigner, avec lucidité et courage de l’immortalité des idéaux qui ont rempli, comblé l’existence d’un tel personnage.
Le souvenir immortel du Président Marien Ngouabi doit impérativement devenir vrai et essentiel en chacun de nous. Ce souvenir qui fortifie la mémoire collective est celui d’un jeune marxiste africain qui aura passé par le triomphe réservé aux grands hommes.
Le Président Marien Ngouabi rejoint en effet les grands hommes qui ont incarné et vécu les aspirations des peuples déshérités. Les meilleurs Héros du XXè siècle sont ceux qui auront défendu jusqu’au sacrifice suprême la cause du peuple travailleur. L’émancipation ou la libération des peuples opprimés est une des rares grandeurs de notre siècle. Mais cette libération aura été l’œuvre des peuples eux-mêmes, encadrés par des stratèges de la lutte anti-impérialiste, le colonialisme et le néo-colonialisme un combat sans relâche. Ce faisant, il avait accepté d’avance tous les risques dont celui de l’agression mortelle. La victoire réside précisément dans ce total don de soi.
Le choix du lieu réservé à l’inhumation du camarade Président Marien Ngouabi, homme debout dans l’horizon d’un Congo et d’une Afrique en devenir, est symbolique : l’Etat-Major fut le cadre familier journalier, puissant de sa lutte quotidienne. C’est donc normal qu’il repose, immortel pour le Peuple et l’histoire de ce pays, près de la brèche où il a sacrifié sa vie l’arme à la main.
Le fleuve Congo, si proche dans son harmonie et son éternité, protégera la gloire immortelle du Président Marien Ngouabi, poussée ardente d’un aurore nouveau, pour la paix et le bonheur de ce pays qu’il intensément aimé. Le peuple saura que Résidence de l’Etat-Major, lieu dans lequel notre leader passé les plus intenses moments de sa vie de Chef, s’appellera désormais Musée Marien Ngouabi. Ainsi l’histoire enseignera –t-elle aux futures générations de révolutionnaires la vie intense du Héros Marien Ngouabi.
Maman M’Boualé vous avez donné au Congo à l’Afrique et au monde un homme qui guidera toujours nos pas. La Révolution Congolaise et le Parti Congolais du Travail pour lesquels le Président Marien Ngouabi a consacré sa vie prennent aujourd’hui l’engagement solennel de former et d’éduquer les enfants Ngouabi en fils de la Révolution selon les principes et la rigueur de leur père glorieux. L’histoire doit en effet apprendre aux enfants du Président Marien Ngouabi que le nom qu’ils portent signifie : héroïsme.
Camarade Céline Ngouabi, vous avez vécu, au long des ans, la vie dynamique et courageuse de notre Président, votre noble époux, notre frère d’Armes : nous ferons de notre mieux pour témoigner ce qui, chez Marien Ngouabi ne périra jamais, son amour pour les hommes et les choses de ce pays.
Camarade Président Marien Ngouabi, Fondateur du Parti Congolais du Travail,
Camarade Commandant en Chef,
Camarade Premier Président de la République Populaire du Congo,
Camarade et frère d’Armes,
Camarade Marien Ngouabi, le Peuple Congolais se battra toujours pour le socialisme scientifique comme pour la défense de ses murailles.
Adieu Camarade Président, tu es tombé au combat : mais les hommes morts au combat sont vénérés des hommes de tous les temps.
Adieu Camarade Président Marien Ngouabi.