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Sassou veut exproprier les congolais de leur habitation en violation du Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels par Fernand Mathias NDALLA
Crée le 15/02/2019 à 23:19:00
Mis à jour le 15/02/2019 à 23:19:00

Sassou décidé de piller les congolais par des mesures inappropriées (Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde)

Sassou décidé de piller les congolais par des mesures inappropriées

LE POUVOIR DE SASSOU NGUESSO TAXE LE PEUPLE, MAIS NE SE TAXE PAS LUI-MÊME.
Sassou-Nguesso aime récidiver sur les mêmes mesures. Comme un voleur qui revient toujours au même lieu du vol quand la source tarie. Pour le pouvoir le puits est asséché où l’on puise habituellement l’argent du peuple.
En 1989 et 1990, Sassou-Nguesso se retrouvant dans une faillite financière créa la taxe foncière pour redonner l’argent au trésor. Mais les événements se précipitèrent en sa défaveur par l’arrivée d’une Conférence nationale en 1991 qui annula tout.
Le pouvoir de Sassou-Nguesso tire n’importe comment contre le peuple afin que celui-ci doute de sa capacité de réagir. Une telle réforme qui doit bouleverser l’organisation politique, sociale, économique et culturelle du Congo ne peut plus être dans les mains d’un gouvernement des voleurs qui du haut (Président de la République, Premier ministre, ministres et directeurs généraux d’administration) se comportent en suceurs du sang des congolais. Taxer le droit de propriété suppose un véritable aménagement de l’Espace territorial dont le peuple et les élus ont le même langage. Et le peuple voit le Bien-Être de l’ensemble des mesures en sa faveur et non en sa défaveur. Un pays très centralisé comme le Congo où le souffre de vie ne vient que de l’Exécutif (gouvernement central aux mains d’un dictateur). La centralisation du pouvoir met les pouvoirs intermédiaires dans l’abîme (état de décomposition de nos communes et régions). L’âge d’Or de l’organisation administrative naît sous la période de la Loi Gaston Defferre de 1956 (Loi de l’Autonomie interne) d’où l’Abbé Fulbert Youlou et les autres accédèrent à la gestion des affaires communales. Quelle révolution pour un autochtone ou des autochtones de présider à la magistrature de leur commune ?
Ce statut communal donna à toutes les villes du Congo, de Brazzaville, à Pointe Noire, Dolisie, des personnages nouveaux pour gérer le quotidien de la population qui aspirait à une vraie liberté. Mais les malheurs vont arriver en 1963 lors de la chute du Président Youlou et de l’abrogation unilatérale de la Constitution du 2 Mars 1961 qui garantissait les libertés fondamentales du peuple n’existait plus. Les révolutionnaires d’Août 1963 piètinèrent la Loi du Progrès démocratique. De 1963 à 1991 la Conférence nationale vint rétablir les libertés communales et des élections eurent lieu en 1992 pour enfin des Élus locaux pour gérer le quotidien des congolais et congolaises. Voilà un pouvoir qui ne sait plus quoi faire et taxe la vie des congolais et congolaises en prenant ce qui leur reste d’oxygène pour vivre.
Le gouvernement n’a plus d’axe pour gouverner, il a tari sa source et veut s’imposer en terrasseur du peuple. Un gouvernement illégitime ne légifère pas sur la collectivité sans le consentement du peuple libre. Le gouvernement veut priver le peuple de son sommeil et le mettre dans l’insomnie.
Cela pose le problème de toute association politique et de son but dans une société? Comprendre l’Âge d’Or de la démocratie communale de 1956 à 1963. Puis le rendez-vous manqué en 1992 à 1997. La taxe pose un problème fondamental du projet global de toute une société qui veut le bien-être de son peuple. Une classe politique sans projection qui vit du vouloir des autres (Total, Eni et Chinois).
1 - POURQUOI ÊTRE ENSEMBLE DANS UN ÉTAT ?
Le gouvernement actuel du Congo Brazzaville a détruit les fondements de l’Unité d’un peuple. En créant en son sein la discrimination qui interdit le principe de la citoyenneté et la solidarité entre les individus dans un destin commun. D’où le premier but d’une société.

2 - QUEL EST LE BUT D’UNE ASSOCIATION POLITIQUE ?
L'oubli des bons principes clairs et valeurs ramène toute société a être à la merci du dictateur et de ses désirs personnels. La Déclaration des Droits de L’Homme et du Citoyen de 1789 dans son article 2 définit le but de toute association : " Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. " Ainsi une société ne se reconnaît que par la liberté qui est la suite de tous les autres. Ici, au Congo Brazzaville le droit de propriété qui est un droit inaliénable et imprescriptible du Citoyen est touché de plein pied par le gouvernement de Sassou-Nguesso. Aucune mesure qui porte atteinte à son fondement ne peut exister sans que le Juge des libertés individuelles n’en prenne la connaissance et en décide son exercice. Et aussi le Conseil Constitutionnel garant des libertés publiques en prononce le sens. Puis consentir à l’impôt n’est pas un vouloir personnel du gouvernement pour écraser le peuple dans sa misère. Les révoltés des peuples ne viennent que des charges imposées unilatéralement par des gouvernements vomis par leur peuple.
Les gilets jaunes en France en sont une illustration du peuple qui ne veut pas des politiques qui décident mauvaisement de son avenir. C'est une occasion pour notre peuple de retrouver son indivisibilité et son unité comme Organe de la Nation " UN " . Le consentement à l’impôt doit engager librement un peuple à choisir la plénitude de son destin et à virer de leur poste politique les voleurs, les pilleurs, les criminels et tous les délinquants. Une vraie Révolution s’impose au Congo Brazzaville et dans les mois à venir.
À la lumière de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dans son article 14 : " Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. " On ne fixe pas une taxe arbitrairement pour des raisons personnelles et farfelues qui ne viennent pas d’un gouvernement élu légitimement par une procédure fiable et viable. Même un gouvernement élu légitimement ne peut pas décider d’une taxation fiscale pour honorer les caisses vides de l’État que l’on a détruit par une volonté criminelle de nuire à la population démunie.

3 - LE DROIT À LA RÉSISTANCE À L’OPPRESSION.
Une oppression vient du fait que des gouvernants sans culture démocratique prennent des mesures qui conduisent un peuple au suicide collectif. Ces genres de gouvernants ont les germes de la violence dans leur coeur. Dans la folie de leur coeur, ces gouvernants qui par la haine décident le mauvais à leur peuple. Ce peuple a droit de refuser l’application des mesures qui n’ont aucun lien avec sa nature propre de garder le cap de l’avenir collectif dans ses mains. D’où le droit de résister à l’arbitraire qui devient la sauce tomate des gouvernants.

4 - LES CONQUÉRANTS DE LA LIBERTÉ COMMUNALE.
En 1956, par la loi de l’Autonomie interne des nouveaux hommes vont apparaître dans l’échiquier politique congolais qui vont prendre le relais du colon blanc. Cette aventure de la liberté fait apparaître l’Abbé Fulbert Youlou Maire à Brazzaville. À Pointe Noire Stéphane Tchitchelle, Maire et qui deviendra, Ministre des Affaires Etrangères, à Dolisie Pierre GOURA comme Maire et qui sera ensuite Ministre des Finances du premier gouvernement du Président Fulbert Youlou. La marche de la liberté communale à ses héros qui vont donner une projection vers un futur meilleur pour la connaissance de la gestion communale et la tenue des comptes communaux. Une marche pacifique pour ressembler aux communes françaises. Le cap de la modernité avec des Architectes français de renom. Il s'agit de ERREL, Normand vont façonner les petits bourgs en ville à l’accent métropolitain. Ainsi, Alexis de Tocqueville dans la ( Démocratie en Amérique tome 1 ) fait l’éloge des communes en ces termes : " La commune est la seule association qui soit si bien dans la nature, que partout où il y a des hommes réunis, il se forme de soi-même une commune. La société communale existe donc chez tous les peuples quels que soient leurs usages et leurs lois ; c’est l’homme qui fait les royaumes et crée les Républiques ; la commune paraît sortir directement des mains de Dieu. " Plus loin à la page 123 : " C’est pourtant dans la commune que réside la Force des peuples libres. Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science ; elles la mettent à la portée du peuple ; elles lui en font goûter l’usage paisible et l’habituent à s’en servir. Sans institutions communales une nation peut se donner un gouvernement libre, mais elle n’a pas l’esprit de la liberté. Des passions passagères, des intérêts d’un moment, le hasard des circonstances, peuvent lui donner les formes extérieures de l’Indépendance ; mais le despotisme refoulé dans l’intérieur du corps social reparaît tôt ou tard à la surface. "
Cet ouvrage des éditions Garnier et Flammarion ( page 122 à 123 montre à quel point nous tenons au destin communal de nos communautés?)

5 - LA RESTAURATION COMMUNALE PAR LA CONFÉRENCE NATIONALE EN 1991.
L’acte fondamental du 4 Juin 1991 faisant renaître cette liberté perdue en Août 1963. Le Congo va réapprendre la liberté. Les communes vont redevenir des lieux où le peuple va s’en approprier pour chercher la construction des communes sans dirigeants libres qui perçoivent ce renouveau comme la fin d’une centralisation qui faisait de nos communes les chasseurs d’écoute du dictateur. Le premier acte devait être le retour de la loi communale de la première République de l’Abbé Fulbert Youlou. La transition ne dura que quatorze mois et la préfiguration de la vision communale ne pouvait se faire.

6 - LE RETOUR À LA CASE DÉPART PAR LISSOUBA.
Les mêmes qui avaient en Août 1963 enterrèrent la démocratie par haine, vont être ceux qui voulaient la construire par quelle qualité ? Mais pour ne pas bâtir, la nouvelle décentralisation va être détruite par Mbéri Martin, ministre de l'intérieur, qui va non plus créer une milice privée, la réserve ministérielle pour préparer la guerre et confisquer le pouvoir, mais va surtout créer un Statut Communal à deux niveaux : les Communes de Plein Exercice et des Communes de Moyen Exercice. Cette inégalité structurelle était prématurée et méditée par Mbéri Martin pour son échec.
Il faudra demain reconquérir la liberté communale piétinée d'une part de 1992 à 1997 par le régime de Pascal Lissouba et d'autre part par le régime discriminatoire de Sassou Nguesso à la tête d'une oligarchie militaro tribaliste (OBUMITRI).

7 - UN PLAN D’AJUSTEMENT DÉMOCRATIQUE.
Le Fonds Monétaire International ( FMI ) organisme financier lança les plans d’ajustement structurel qui avaient abouti au licenciement des milliers des gens en Afrique. Mais dans la circonstance actuelle de la taxation du peuple, ces gouvernants doivent subir un plan d’ajustement structurel et démocratique pour chasser ces voyous des lieux sacrés de l’État. Les taxes ne viennent que du consentement libre des citoyens. Le pouvoir de Sassou-Nguesso est malade de ses vols répétés de l’argent de l’État congolais et donc de la mauvaise gestion des affaires publiques.

Fernand Mathias NDALLA