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Tribune libre: Pour une vision politique qui favorise la cohésion nationale et le respect des droits fondamentaux des congolais par Noël Emmanuel Longuy
Crée le 30/12/2020 à 15:59:36
Mis à jour le 30/12/2020 à 15:59:36

Officier de gendarmerie au Congo et fonctionnaire de l'Etat français (Droit à l'éducation et au développement culturel)

Officier de gendarmerie au Congo et fonctionnaire de l'Etat français

Pour une vision politique qui favorise la cohésion nationale et le respect des droits fondamentaux des congolais par Noël Emmanuel Longuy
Appel à la responsabilité entière de l'opposition et la société civile congolaise.
Congolais et opposant au régime actuel, je porte haut la tête, je prends la plume pour vous exprimer mon sentiment sur la calamité
Cette apostrophe, je la lance à chacune et à chacun de mes compatriotes congolais, à tous ceux qui composent ce peuple dont je partage naturellement les joies, les anxiétés et les peines.
Les moments difficiles que traversent les congolais du Nord comme du Sud, devraient nous encourager d’aller de l'avant.
Quelle devrait être, pour nous la priorité ? Qui menacent – directement ou indirectement – notre pays, notre stabilité, notre souveraineté, nos droits, notre indépendance ?
De quoi souffre le plus notre population ? D'un mal fondamental : la politique irresponsable, kakistrocratique, tribaliste et rancunière, et les séquelles qu'il est de sa nature d'engendrer comme il est de celle des nuages de produire la pluie. C'est contre ce cancer que l'opposition toute entière devait concentrer la lutte afin qu'elle devienne une véritable force de frappe mise au service de la libération de notre pays, de la frayeur du présent et de l'angoisse de l'avenir causées par le régime actuel et son soutien des exploiteurs, des néo-colonialistes et impérialistes

L'exploiteur de nos richesses peut-il abandonner celui qui l'a permis avec complicité, son pouvoir d'exploitation ? Certainement non ! Car pour le conserver, il est impératif pour l'exploiteur, de maintenir en l'état les conditions qui lui ont crée ce pouvoir ou cette richesse. En d'autres termes, il est nécessaire pour eux de pérenniser les conditions de la subordination. Les pays sont comme les individus ; ils ont un puissant réflexe de conservation de ce qu'ils ont acquis.

Il faut, nous tous qui sommes à l'étranger et qui avons la liberté d'expression, que nous soyons convaincus que la coopération, la solidarité et l'unité d'action sont les conditions du succès, Et pour cela, nous devons avoir la volonté politique quelles que soient nos différences idéologique, philosophique, ethnique et politique, de nous donner les moyens indispensables pour changer l'ordre présent et les lois faites par et pour les privilégiés du moment ; en un mot, pour rompre avec le statu quo actuel dans l'organisation des relations nationales et même internationales.

Ainsi, face au dilemme où les tenants de l'ordre ancien nous ont placés, il nous appartient, au nom de la vigilance dont nous nous réclamons, au nom de l'indépendance d'action et de la pensée qui nous a toujours caractérisés. Il nous appartient, dis-je, de présenter une vision politique qui favorisera une cohésion nationale et donc la rupture d'équilibre entre les exploiteurs qui pillent nos matières premières et le régime Congolais qu'il soutient.

Ces exploiteurs que nous condamnons pour le diktat qu'ils détiennent de leur double qualité de greniers et d'ateliers du Congo.
Nous stigmatisons cette étrange coopération qui n’obéit pas aux intérêts des populations ceci en violation des dispositions des normes internationales.
En effet les Etats sont tenus de faciliter la réalisation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et de respecter du droit de chaque peuple de disposer de lui-même et de ses ressources nationales, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.
Comment peut-on admettre un système qui consiste à fournir des matières premières aux conditions de l'acheteur, et à acquérir les produits manufacturés aux conditions du vendeur.
Nous ne pouvons plus tolérer un Congo dans la condition humiliante de pays soumis aux intérêts particuliers des lobbies et particulièrement d’une certaine France. Les mêmes analyses qui m'amènent à cette conclusion m'imposent la même analyse lorsqu'il s'agit des pays voisins.

Alors si nous voulons nous débarrasser de la tutelle indirecte ou occulte des exploiteurs quels qu’ils soient, si nous tenons à donner à notre pays un contenu positif et dynamique et si nous entendons valoriser le rôle historique des diasporas et mouvements politiques qui luttent pour une véritable alternance politique, nous devons impérativement nous rassembler et unir nos idées pour faire face et combattre ce régime devenu impopulaire.

Le temps n'est plus à l'atermoiement ; il nous faut choisir et dépasser le jeu diplomatique dans lequel on nous a volontairement confinés, pour nous lancer dans une action politique militante, qui répond aux aspirations réelles des Congolaises et Congolais, et assure la recherche d'une identité collective dans le sens de l'histoire et du progrès.

La quantité des problèmes auxquels nous sommes confrontés est plus grande que jamais, qu'il s'agisse de la non-reconnaissance des droits et des libertés des Congolaises et congolais et les intérêts de la majorité que nous formons, des entraves apportées au libre exercice de notre souveraineté de la confiscalité et la confiscation du pouvoir d’Etat par une ethnie, un clan ou par un individu qui veut jouir seul des richesses du pays!
L’exclusivisme dont nous sommes encore victimes dans les relations, de la volonté de certains de perpétuer, sous une forme ou sous une autre,leurs desseins hégémoniques.

D'une part, pour rester fidèles à nous-mêmes et renforcer la cohésion qui doit exister entre les peuples, nous avons le devoir impérieux de refuser cette politique injuste, ethnocentrique et irresponsable les faveurs au gré de leurs seuls intérêts.

D'autre part, puisque nous refusons au départ toute domination et toute forme d’hégémonisme des puissances qui soutiennent le régime dictatorial que nous combattons, nous devons en tant que congolais faire un bloc et rassembler nos idées afin de réduire et même de supprimer les risques d'être conquis par eux.

Un idéal commun ne suffit point : encore faut-il que nous acceptons l'exigence d'une démarche commune, la nécessité d'une action vraiment concrète et solidaire,
Lesquelles devraient aboutir à l'élaboration d'un ensemble cohérent des principes et objectifs souscrits par tous les opposants sans réserve ni restriction réglementant d'une façon rigoureuse nos relations mutuelles et conditionnant nos prises de position militante dans un cadre global.

Ces principes et objectifs refléteront nos préoccupations actuelles mais tendront également vers la réalisation d'un Congo meilleur, plus sûr et plus juste pour notre population, dont nous devons respecter les aspirations révolutionnaires à la paix, à la liberté et au progrès, par un contrat de concorde national et di vivre ensemble !

C'est à ce prix et à ce prix seul que nous ferons de notre pays un concept d'engagement et d'action constructive et que nous pourrons nous élever du statut douteux et sans gloire d'intermédiaires dans lequel on se complaît à nous maintenir à celui de partenaires responsables dans un dialogue national, voire international.

Le temps est venu pour les vrais opposants du régime actuel, de songer à l'élaboration d'une charte qui traduira sans équivoque nos idéaux, notre cohésion, nos exigences et nos options fondamentales. Son adoption par tous ne signifiera pas que l'opposition aura remporté une victoire immédiate et décisive, mais elle aura du moins le mérite de mettre fin à la dispersion et à la diffusion et d'écarter toute interprétation abusive de nos principes et de nos objectifs.

Le temps est également venu, dans le cadre de cette charte ou mieux, comme signe précurseur de notre volonté de nous organiser pour une action efficace et plus systématique, de mettre en place un secrétariat permanent, garant somme toute de la fidélité à nos principes, de la continuité de nos actions, de la cohérence des positions à adopter, et d'une présence effective aux moments décisifs.

Notre détermination politique devrait nous guider dans la définition du rôle que nous entendons réserver à ce secrétariat permanent de tous les opposants du régime Congolais actuel.
Chers compatriotes ! Nous savons tous qu'une aristocratie s'était constituée depuis des années, par ce régime irresponsable, et est prête à assurer les titres de noblesse qui vont assurer la continuité de la casse.

Aujourd'hui, leurs fortunes visibles et les magots mis à l'abri dans les paradis fiscaux assurent la succession au sommet des générations dynastiques du Parti Congolais de Travail.
Cette noblesse oligarchique a pris le contrôle de l'essentiel des forces politiques Congolaises de tout notre pays, pour faire triompher la pensée unique, au-delà des coquetteries pour amuser la galerie, et justifier la coexistence de partis d'accord sur l'essentiel, le marché, la libre circulation des capitaux, le moins d’État, le chacun pour- soi, le tableau est incroyablement archaïque renvoyant au régime des ordres, voire des castes.
En démontant les mécanismes de la violence de ce régime actuel, c'est-à-dire des politiciens Congolais de ce régime et en dévoilant leur arbitraire, leurs subterfuges économiques, politiques et idéologiques, j'ai alerté sur la force de ma détermination la classe sociale Congolaise mobilisée pour la défense de leurs intérêts.
Si nous sommes rassemblés et unis, nos idées iront vers la décolonisation de l’État de sorte que l'indépendance retrouvée ne soit plus une construction factice à l'ombre de laquelle prospèrent des empires économiques étrangers ; il faut démonter le système politique, administratif, culturel, financier, économique, éducatif, juridique qui, en tant que partie intégrante de ce régime dictatorial, est destiné exclusivement à imposer aux masses sa domination et sa volonté.

Cela veut dire que « les causes externes constituent la condition des changements que les causes internes en sont la base et que les causes externes opèrent par l'intermédiaire des causes inter ».
Chers compatriotes ! Tout succès est dû aux efforts de toutes les diasporas et mouvements politiques qui veulent le changement de politique au Congo, et qu’un petit groupe seul, ou une diaspora seule ne peut gagner un combat politique comme le notre.

Rassemblés et unis pour ce combat politique, nous pouvons faire face, comme il convient, à toutes les situations si complexes qu'elles puissent être. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction.

Chers compatriotes « qu'il n'est rien qui soit véritablement à nous que nos erreurs. » Changeons nos comportements et rassemblons-nous, pour aider la population à l'aspiration de son développement, au mieux-être à la justice et à la paix. Mais pour atteindre ces nobles buts, l'unité et la solidarité de tous sont plus que jamais nécessaires, et l'adhésion et l'effort conjugués de tous sont plus que jamais indispensable.
C'est cela la responsabilité entière à toute l'opposition au régime actuel du Congo.
La volonté est deux fois raisons : raison d'agir – et rationalité du moyen d'agir.

M'adressant aux Responsables politiques du régime actuel, ou de l'opposition ;(toutes tendances confondues) ; Attention! Comme c’est écrit dans Matthieu 24 :35 «Le ciel et la terre passeront, mais la parole de Dieu demeurera» !
Noël Emmanuel LONGUY
Officier de Gendarmerie et Fonctionnaire de l’Etat français à la retraite