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Vers un Congo Cabinda indépendant : Le Cabinda serait-il une colonie Angolaise après avoir été une colonie portugaise ? L’appel de Monsieur NZITA TIAGO Henriques, Président du FLEC.
Crée le 20/07/2010 à 22:31:24
Mis à jour le 23/07/2010 à 22:58:31

Me Massengo-Tiassé Président du CIRAC avec N'ZITA Henriques Tiago Président du FLEC en pleine forme (le 17 Juillet 2010) (Actualités)

Me Massengo-Tiassé Président du CIRAC avec N'ZITA Henriques Tiago Président du FLEC en pleine forme (le 17 Juillet 2010)

L’appel de Monsieur NZITA TIAGO Henriques, Président du FLEC au Président Portugais, aux Présidents des deux Congo et à la communauté internationale pour mettre fin à l’extermination programmée du peuple cabindais.

Monsieur N’ZITA Henriques Tiago, Président du Front de Libération de l’Etat du Cabinda (FLEC) vient de s’entretenir avec quelques responsables des organisations de défense des droits de l’homme, afin de les sensibiliser sur les violations du droit à l’autodétermination du peuple Cabindais, du traité de Simulambuco de 1885, lors de la conférence de Berlin qui consacre le partage du Bassin du Congo, des mauvais traitements dégradants et état d’esclavagisme imposés aux Cabindais par les autorités angolaises, depuis l’annexion par la force du Territoire de l'ancien Congo portugais, le Cabinda.

Le Président NZITA Henriques Tiago âgé aujourd’hui de 83 ans (né le 14 juillet 1927) ) et qui a commencé la lutte pour l’indépendance du Cabinda en 1960, a accordé une interview exclusive au groupe Forum Radio Télévision des Droits de l’Homme (FRTDH).

Le Président NZITA a toujours tendu la main aux autorités angolaises pour mettre fin aux souffrances et à l’extermination programmée du peuple cabindais. Il insiste auprès du Président Portugais, pays colonisateur, aux Présidents SASSOU NGUESSO et Joseph KABILA dont les épouses sont d’origine cabindaise, pour faciliter le dialogue entre les dirigeants du FLEC et les Autorités angolaises, au tour d’une table de négociation en présence des observateurs de l’ONU, de l’Union Africaine et de l’Union Européenne.

Le Cabinda est un territoire occupé par des tribus dotées d’une organisation sociale et politique différente de celles existant en Angola. On ne peut pas le considérer comme « un terra nulius, ou territoire sans maître. Le Cabinda est un territoire qui s’étend sur plus de 10.000 km2. Il est plus grand que les Iles de Sao Tomé, Fernando Po. Il est vingt fois plus étendu que les Seychelles et cinq fois plus grand que l’Ile Maurice. La population du Congo portugais actuel Cabinda est estimée à 500.000 habitants dont les 2/3 sont établis sur les deux Congo, le Congo Kinshasa ex Belge et le Congo Brazzaville ex français. Les Cabindais sont à 90% francophones et seulement 10% lusophones. Les populations du Congo Brazzaville et de la RDC ne souhaitent pas que le Cabinda soit une province de l’Angola, elles craignent des développements guerriers. Les cabindais n’ont aucun lien territorial ni affectif avec le peuple Angolais. Ils sont proches des deux Congo, c’est la troisième partie du triptyque Congo, il s’agit de l’Ex Congo Belge, l’Ex Congo Français et l’Ex Congo portugais capitale cabinda. Toutes ces entités Kongo ont développé une civilisation propre, avec ses traditions, ses langues et ses coutumes différentes de celles de l’ancien territoire de Ngola, qui deviendra l’Angola.


L’acte colonial du Portugal a codifié l’administration des colonies comme l’Angola, le Cap vert, le Cabinda, le Gao, la Guinée-Bissau, Macao, Sào Tomé e Principe.

Les frontières de l’Angola, sans l’enclave du Cabinda, sont fixées et reconnues par les Puissances à la Conférence de Berlin en 1884 – 1885. L’établissement du Portugal au Cabinda à la fin du XIXè siècle par les traités de Chinfuna (1883) Chicamba (1884) et celui de Simulambuco du 1er août 1885 est le début de la reconnaissance du droit du peuple cabindais à disposer de lui-même. Les Chefs locaux représentants les populations du Cabinda ont manifesté leur consentement à ce traité de Protectorat. Dès 1933, le Cabinda était soumis au contrôle direct de Lisbonne par l’intermédiaire d’un gouverneur général placé au sommet d’une hiérarchie administrative et bureaucratique.

En 1947, les Nations Unies considéraient déjà le Cabinda comme un Territoire administré par le Portugal, indépendamment de l’Angola.

Le statut du Cabinda au sein des Nations Unies correspond aux règles du droit international de la décolonisation.

La Charte de la décolonisation adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies du 14 décembre 1960 dans sa résolution 1514, prévoit le transfert de tous les pouvoirs aux peuples des territoires non autonomes et tous les autres territoires qui n’ont pas encore accédé à l’indépendance.

De plus, la résolution 1541 du 15 décembre 1960 définit le territoire non autonome comme "géographiquement séparé et ethniquement ou culturellement distinct du pays qui l’administre", ce qui correspond à la position cabindaise.

L’Angola ne peut plus nier la personnalité juridique de la République du Cabinda.

Le CIRAC est dans son rôle de faire connaître la position du FLEC, lorsqu’il s’appuie sur les arguments juridiques qui sont pour nous les fondamentaux intangibles. Peut –on fouler au pied les termes du traité de Simulambuco du 1er août 1885 lors de la conférence de Berlin sur le partage du bassin du Congo ? Peut on violer les différentes résolutions des Nations Unies qui soutiennent le principe du droit des peuples de disposer d’eux-mêmes. Tous les peuples ont le droit de libre détermination ; en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel.

Est-ce qu’en 2010, on va se maintenir sur les accords occultes établis pendant la période conflictuelle Est –Ouest ? Peut-on admettre aujourd’hui de faire porter au peuple cabindais les conséquences de la guerre froide qui a permis aux cubains et instructeurs soviétiques d’envahir en 1975 le territoire cabindais et de l'annexer à l'Angola ?

C’est dommage que la lutte du peuple Cabindais soit freinée par la corruption, à grande échelle et à tous les niveaux, pratiquée par les dirigeants angolais avec l’argent du pétrole du Cabinda. Il est regrettable que la Communauté internationale qui se bat pour protéger les peuples autochtones et les minorités nationales en danger, soit toujours sourde aux appels des Congolais Cabindais en danger.

Par cette appellation du CONGO Cabinda, le CIRAC entend exprimer la réalité historique, sociologique, juridique et politique de cette entité territoriale en voie de disparition forcée. Suivons l'appel du Président du FLEC Monsieur NZITA. Cliquez ici pour voir le document vidéo.

Maître Jean Michel SCHARR

Avocat à la Cour

Secrétaire Général du CIRAC

Membre du Conseil d’Administration du réseau FRTDH