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Claudine Munari est ménacée par le Procureur Oko Ngakala après avoir, à RFI, affirmé l'existence des prisonniers politiques au Congo et de la guerre en cours dans le Pool :
Ajouté le 16/05/2017



Madame Claudine MUNARI , Présidente de la Fédération de l'opposition, candidate aux élections présidentielles du 20 mars 2016, est invitée par le Procureur Oko Ngakala à un échange à son cabinet sur le concept de prisonnier politique.
Oko Ngakala aurait bien fait de proposer un grand débat sur cette notion qu'il a du mal à cerner.
Le droit international des droits de l'homme mentionne
en effet, n’importe quel acte revendiquant une justification politique peut donner le statut de prisonnier politique.
Les tentations dictatoriales considèrent les défenseurs des libertés et de la bonne gouvernance comme des hors-la-loi donc des prisonniers de droit commun. Ainsi, on procède par fabriquer un chef d'accusation atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre et qualifier les résistants comme des terroristes.
Dans une démocratie, tous bénéficient de la liberté d'expression et d'opinion.

Les prisonniers politiques actuels au Congo sont aussi des prisonniers d’opinion, ce sont des personnes politiques et de la société civile emprisonnées pour avoir affirmé et voir défendu leurs opinions politiques de quelque façon que ce soit, manifestation pacifiques.
L'esprit retors et pervers de Sassou Nguesso, auteur de nombreux coups d'état et des meurtres pour écarter ses opposants, revient au galop et menace bien la paix et l'unité nationale. Il est donc temps que toutes les forces vives de la Nation résiste contre ce tyran qui se moque de la population congolaise par ses déclarations mensongères et pratiques criminels.

Aujourd'hui la résistance contre l'oppression et la tyrannie conformément au droit international des droits de l'homme, peut recourir à l’usage de la violence ou à l’incitation à la violence pour atteindre ses buts, ceux d'établir une société de droit, comme le prescrit le préambule de la déclaration universelle des droits de l'homme.

Me Massengo-Tiassé
USA le 16 mai 2017


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