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L'empoisonnement de Parfait Kolélas: son dernier appel un pathétique testament politique partie 4/5 :
Ajouté le 30/03/2021


PAKO avait donc choisi d’affronter, pour une seconde fois, l’ogre d’Oyo.
J’étais donc agréablement surpris de son appel sincère à l’endroit de la diaspora dans lequel il prit le ferme engagement d’aller jusqu’au bout pour respecter le vote populaire.
Au fil des jours et à la progression de sa campagne, j’ai donc été rassuré pour la main tendue à tous y compris à ceux qui l’avaient considéré comme traître ou acquis au dictateur 5 étoiles. Oui, Parfait s’était, à mon avis, au fil de sa campagne, émancipé de la tutelle de Sassou sur le plan politique.
Je me suis souvenu de ce choix qu’il avait fait en 2015. Et cela nous avait rapprochés grâce au général, Norbert Dabira, avant que les divergences apparaissent entre nous sur la stratégie à avoir contre une dictature surarmée.
Après son éviction au MCDDI, nous l’avons encouragé au sein de la société civile à ce qu’il reprenne l’association créé par son défunt Papa, il s’agit de UDH qui avait pour logo un arbre planté au bord d’une rivière. Après plusieurs séances de travail, on est parvenu au choix de l’actuel YUKI et ceci se passe en novembre 2015, pour ceux qui ne le savent pas. Et qui vivent du mensonge et de la spéculation.
Ce travail de réflexion et d’appui pour faire avancer les libertés et droits fondamentaux reste constant en nous. Ce n’est pas pour la première fois que je le fais, sans prendre part aux activités de politique politicienne
En 1990, aux côtés de Sony Labou Tansi , Jean Blaise Kololo et bien d’autres nous avions aidé Bernard kolélas à mettre en forme les statuts du MCDDI, je dis bien sans faire partie de ce nouveau mouvement politique j’apporterai ma contribution en faisant un don des fournitures de bureau et du premier ordinateur au mouvement naissant. Tout ceci dans le souci de faire avancer la liberté d’expression et encourager les initiatives démocratiques. D’ailleurs je vous rappelle que c’est par mon intermédiaire en 1988 et 1989 que Bernard Kolélas avait diffusé ses deux lettres ouvertes contre Sassou Nguesso. Guy Menga à l’époque Journaliste à RFI et moi Membre des ONG de défense des droits de l’homme à Genève avions rendu public.
Notre seul but c’est faire émerger la démocratie et combattre le système discriminatoire qui viole les droits fondamentaux. C’est dans ce sens qu’il faut apprécier notre attitude et notre combat qui ne saurait se confondre. J’avoue que de nombreux congolais ne comprennent pas la portée des droits de l’homme ou encore l’action d’un défenseur des droits de l’homme ;
Nous appuyons tous ceux qui font avancer ou oeuvrent pour l’intérêt général et la démocratie dans le respect des droits de l’homme ;
Les États n’existent que pour les individus. Ils n’ont le droit de violer ni les droits individuels ni les droits collectifs. Loin de s’opposer, les droits de l’homme et le pouvoir politique s’épaulent.
Le pouvoir politique ne doit donc pas limiter les droits de l’homme, comme les droits de l’homme ne doivent pas s’insurger contre le pouvoir établi respectueux de la primauté du droit. C’est pourquoi j’apporterai toujours mon soutien à tout individu et tout groupement qui oeuvrera pour le respect et l’application des principes des droits de l’homme.
Nous ne cesserons d’œuvrer pour la compréhension des principes des droits de l’homme, les faire connaître et comprendre sans passion dans cette grande masse formatée par le PCT et par les milieu inculte et obscur Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
Brice Parfait Kolélas a pris part à ce dernier débat politique de sa vie. J’ai été convaincu sur un certain nombre de point de son projet politique et pour son engagement pour le respect des droits fondamentaux. Et pourquoi n’allais-je pas le faire savoir en lui apportant mes encouragements. Ne soyons pas des gens bornés et bêtes.


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