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RDC: Le Général Faustin Benoît Munéné évoque la résistance armée pour libérer le peuple martyrisé du Congo Kinshasa :
Ajouté le 01/08/2012


En s’exprimant sur RFI en juillet 2012, le Général Faustin Munéné fait valoir son droit de se révolter contre un Etat tyrannique de Joseph Kabila. En effet, ce droit est reconnu par la déclaration universelle des droits de l’homme qui mentionne dans son troisième considérant « qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. Comme l’a écrit Thomas Jefferson : « se révolter contre la tyrannie, c’est obéir à Dieu ».

Pourquoi, les dirigeants africains aiment les injustices et ont mis en place un pouvoir inhumain qui cherche à augmenter en priorité leur patrimoine.
Le général Faustin Munéné n’ignore pas que le pays qui lui accorde l’asile politique où il veut lancer sa révolution, est bien dirigé par un clan qui fonctionne avec une logique des abus de pouvoir.

Nous accusons l’ego de tous les dysfonctionnements humains de la part de tous les dictateurs, de tous ceux qui confisquent le pouvoir. Ils sont des vrais coupables des fausses valeurs, de l’injustice, de la cruauté. Si nous étions dans les religions nous diront de ces dictateurs qu’ils sont des diables. Si nous étions dans les contes de fées nous dirions que ce sont des monstres et si nous nous référons aux écritures saintes notamment la genèse nous parlerons du symbole du serpent.

Les Africains ne doivent plus avoir peur de leurs tyrans. Aujourd’hui ce sont les tyrans qui ont peur d’être destitués. La chute des tyrans s’installe un peu partout dans le monde à cause d’un ras-le-bol de la part des populations exclues de la richesse nationale.

Au Congo Brazzaville le pouvoir tyrannique de Sassou Nguesso abuse de ses prérogatives ; il met à l’écart la majorité de la population pour des causes inavouables de clanisme, de régionalisme, de tribalisme ou sectarisme. Des nominations, des recrutements des civils comme des militaires qui violent les principes édictés dans la Charte de l’Unité Nationale.

En menant son combat politique à partir d’une oligarchie bureaucrato militaro tribaliste de Sassou Nguesso, le général Faustin Munéné n’est pas dans la bonne université pour changer la vie de ses compatriotes du Congo kinshasa. Faustin Munéné suivra t-il les traces de son illustre oncle le panafricaniste Pierre Mulélé ?

Faustin Benoît Munéné est né dans le Bandundu et est le neveu de Pierre Mulélé. Il vit plusieurs années en Angola où il est militaire et infirmier, et épouse une Angolaise. En 1997, il retourne dans la République du Zaïre redevenu République démocratique du Congo après la prise du pouvoir par Laurent Désiré Kabila. Munéné tient le poste de vice-ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Salut Public du président Kabila, de 1997 à 1998. Par la suite, il s’occupe de la Fondation Pierre Mulélé.

En octobre 2009, sa résidence de Bandalungwa est attaquée la nuit par des hommes en uniforme, qui battent en retraite après quelques heures. Le 27 septembre 2010, sa résidence de la Gombé est attaquée par des militaires appartenant aux bataillons PM. Il est alors suspecté de vouloir préparer un coup d'État pour renverser le président Joseph Kabila.

Le 18 janvier 2010, Munéné est arrêté et emprisonné à Brazzaville. Le 4 mars 2011, Munéné est condamné par défaut, par le tribunal militaire de garnison de Matadi, à perpétuité et au payement de 5 milliards de dollars USD sur des accusations selon lesquelles il a organisé un mouvement insurrectionnel dénommé Armée de résistance populaire (ARP) après avoir quitté les FARDC en 2006.

En mars 2010, le président congolais Denis Sassou Nguesso, explique le refus de l'extradition de Faustin Munéné dans un interview le magazine Jeune Afrique, en citant le cas de Pierre Mulélé qui avait été extradé du Congo-Brazzaville en 1968, pour ensuite être exécuté au Congo-Kinshasa par le dictateur président Joseph Désiré Mobutu Sesse Seko Wazabanga.

Son oncle Pierre Mulélé mena la rébellion Maï-Maï dans la région du Kwilu en 1963 avant de s'enfuir au Congo-Brazzaville. Durant leurs actions insurrectionnelles, ses milices causent de nombreux morts parmi les colons européens, et aux missions et œuvres tenues pas les religieux chrétiens. Même les enfants des orphelinats ne sont pas épargnés.
En 1968, Joseph Désiré Mobutu le convainquit de revenir d'exil, lui promettant l'amnistie. Il le fit au contraire torturer publiquement, lui faisant arracher yeux et parties génitales, et ses membres amputés un à un alors qu'il était toujours vivant. Son corps fut jeté dans le fleuve Congo.

Avec l’UDPS de Tshisekedi, le 14 juin 2012 à Paris , l’ARP, l’armée de résistance populaire du Général Faustin Munéné et l’APARECO, mouvement créé en exil par Honoré Ngbanda ex ministre de Mobutu, ont publié à Paris une déclaration conjointe. Ils dénoncent l’instabilité dans l’est, et promettent de se mobiliser ensemble pour contester le résultat des élections du 28 novembre 2011 et empêcher la tenue du sommet de la Francophonie prévue à Kinshasa en octobre 2012.


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