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Introduction


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L'une des premières actions de l'Assemblée générale a été l'adoption et la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l'homme le 10 décembre 1948 (Résolution 217 A).
Créée le 24 octobre 1945 dans un contexte marqué par les crimes de la seconde guerre mondiale et les violations massives des droits des libertés fondamentales, l’Organisation des Nations unies (ONU) adopte la Charte des Nations unies. Celle-ci fait de nombreuses références aux droits de l’homme. Les États signataires affirment, dans le préambule de la Charte, leur foi " dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites" et vouloir " préserver les nations futures du fléau de la guerre ". Les peuples composant les Nations unies manifesté le souhait "de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, de favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande " de résoudre les problèmes internationaux en développant et en encourageant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.
Mais, dans la mesure où la Charte vise, en tout premier lieu, à garantir la paix dans le monde, il a paru utile de rédiger, ultérieurement, un texte uniquement consacré aux droits fondamentaux, la Déclaration universelle des droits de l’homme. Son avant-projet fut rédigé par grand juriste français, René Cassin.
Au cours de la troisième Assemblée générale des Nations unies, Madame Eleanor Roosevelt a lu la Déclaration universelle des droits de l’homme au Palais de Chaillot à Paris, premier siège de l’ONU. Le texte final de la Déclaration universelle n’a pas été établi sans mal. En effet, les pays occidentaux et les pays socialistes ont dû se mettre d’accord sur une version commune, ce qui a conduit à quelques compromis. Le texte juxtapose ainsi les libertés classiques, et les libertés de portée économique et sociale qui nécessitent une intervention volontariste des pouvoirs publics.
La portée juridique de la Déclaration est faible. Il s’agit en fait d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle n’a donc pas la valeur juridique d’un traité international, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de dimension contraignante et ne peut être invoquée devant un juge. C’est donc un texte dont la portée est avant tout morale, s’appuyant sur l’autorité que confère la signature de la majorité des Etats du monde (191 États sont membres de l’ONU). Afin d’assurer plus efficacement le respect des libertés fondamentales sur le plan international, il a été décidé de rédiger des déclarations des droits ayant valeur juridique. Tel est l’objet des deux Pactes adoptés le 16 décembre 1966 : le premier relatif aux droits civils et politiques, le second aux droits économiques et sociaux. Ces deux textes sont entrés en vigueur respectivement le 3 janvier 1976 et le 23 mars 1976. Ils ont pour principal intérêt de reprendre, en détail, l’ensemble des libertés évoquées dans la Déclaration universelle de 1948 et de leur conférer une valeur juridique contraignante.